So just hold on, we’re going home. It’s
hard to do these things alone.
I miss you.
I love you.
I want you.
I dream.
I always dream.
And you ?
Do you dream ?
Do you dream of me ?
I sing.
I dance.
I dance to chase away the sadness.
I write.
And I miss you.
Et puis, qu’y a-t-il de plus ?
J’ai rêvé cette nuit. Encore une fois.
Encore une fois de toi. Pas seulement de toi, mais tu étais toujours là, dans
un coin dans mon champs de vision, à me torturer de ton déni.
J’ai rêvé que tu étais là, mais que tu
m’ignorais. J’ai rêvé que tu étais avec elle. J’ai rêvé que tu faisais semblant
que je n’avais jamais existé. J’ai revécu en rêve ce que tu m’as fait vivre.
Encore. Et encore. Et encore.
Quand je me suis réveillée, ma première
pensée a été “J'en ai marre de ressasser les mêmes mauvais souvenirs.”
Cela
tourne à l’obsession, non ? Ou bien est-ce normal ? Est-ce simplement
que je rêve pour me permettre de digérer le mal que tu m’as infligé ?
Quelle est la frontière entre la nécessité de traiter des souvenirs douloureux et l’obsession contre-productive ? J’ai l’impression d’être en plein état de stress
post-traumatique. Enfin, on ne va pas exagérer non plus, mais presque.
Et c’est ridicule. C’est ridicule que je
sois traumatisée par un regard, par une moue dédaigneuse, par des bretelles
rouges et une robe noire et blanche.
Mais je ne sais pas comment y échapper. Je
ne sais pas comment arrêter d’en rêver. Je ne sais pas comment accepter que
j’en rêve une nuit sur deux. Les autres nuits, je rêve de la douceur d’une
présence, d’une épaule sur laquelle ma tête repose, d’une envie de pardonner et
de reprendre où nous en étions.
Ces rêves-là sont encore plus cruels. Ils me
donnent envie d’être avec toi à nouveau. Ils me donnent envie de croire à une
fin différente. Après ces rêves-là, tu me manques. Je préfère encore te
mépriser. C’est moins doux-amer. C’est moins vicieux. C’est moins douloureux
sur la longueur.
Et puis, je réalise que cela ne fait pas si
longtemps que nous avons rompu. Pardon, que tu
as rompu avec moi. Que tu as détruit notre relation à coup de marteau.
J’ai l’impression que cela fait déjà des siècles, mais cela fait tout juste
trois semaines. C’est peu, n’est-ce pas ?
Je n’attendrais pas de ma meilleure amie qu’elle se remette d’une rupture aussi
violente en moins d’un mois. Alors pourquoi ai-je envie que cela soit déjà fini
pour moi ?
J’ai envie d’accélérer le processus de
deuil, parce que je sais à quelle finalité je dois arriver. Je sais très
exactement qu’un jour, les souvenirs monstrueux seront embrumés et que
tout ira un peu mieux. La douleur sera une vieille tache sur le mur. On sait tous qu’elle est là, mais plus personne n’y fait attention.
Mais aujourd'hui, je
suis juste découragée. J’en ai marre d’avoir envie de te parler. J’en ai marre que tu me manques physiquement. J’en ai marre d’avoir
envie de savoir ce qu’il se passe dans ta vie. J’en ai marre de me réveiller
épuisée chaque matin. J’en ai marre d’être blessée. J’en ai marre d’avoir mal.
Et je ne peux rien faire. Je ne peux même
pas lutter. Je ne peux même pas accélérer le processus. Je me sens impuissante et j’en ai encore plus marre.
Quelle connerie que cette rupture.
19 août 2017

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